L'épave du recoin

Historique :

Il s'agit de l'épave d'un vapeur d'une longueur estimée à 90-100 mètres, datant certainement du début du siècle dernier (une des nombreuses victimes de la première guerre mondiale ?) du fait de sa structure et de son état. L'origine de son nom nous est inconnue, mais elle a certainement fait l'objet de travaux d'arasement ou de récupération (chaudière verticale, ancre de miséricorde...)


Position :

Non disponible (pour le moment)

La plongée :

Cette épave repose maintenant à 7 miles de la Cotinière, à 25-30 mètres sur un fond de sable.

Dimanche 12 juin 2011 : après une mise à l'eau assez sportive, Christophe, Nico et moi nous immergeons sur les restes du vieux vapeur. Si le courant est absent à 25 mètres, la visibilité est cependant réduite (pas plus de 2 mètres) : l'ancre est posée sur une grosse machine à vapeur triple expansion aux bielles démesurées, qui semble s'être affaissée sur sa partie avant, du côté des chaudières. Elle est recouverte de chaînes et de bouts provenant d'anciens mouillages. Deux chaudières, dont une est dressée verticalement, dévoilent leurs tubes à fumée parmi lesquels se cachent congres et vieilles de taille respectable (à priori, il y aurait une 3ème chaudière, mais nous ne l'avons pas vu !). Après une "microperte" de palanquée (j'ai tourné trop vite autour d'une chaudière), nous décidons de suivre l'arbre d'hélice, afin d'avoir un repère significatif pour l'exploration (technique ayant déjà fait ses preuves, lors d'une immersion sur le PONTOPOROS par exemple). Nous arrivons au bout de quelques minutes de palmage à la poupe du navire, représentée par une belle hélice quadripale encore sertie à l'arbre, tandis que le gouvernail est tombé au sol.

Demi-tour et poursuite de la visite en quadrillant la zone située à gauche de l'arbre : nous découvrons l'hélice de secours, un assemblage de tubes métalliques formant un cône pouvant être un affût de canon, une ancre simple (ancre de miséricorde ?), le secteur de barre, des treuils, des bittes d'amarrage... le tout colonisé par des gorgones oranges. Retour sur la machine et recherche du mouillage : nous ne trouvons qu'un petit bout attaché à un grappin et entamons la remontée. Ce mouillage s'arrête net à -8 mètres par une petite bouée : très pratique pour sortir un parachute en toute tranquilité et attendre la fin des paliers de décompression.